Le registre international de la gazelle de Cuvier

Le registre généalogique international pour la gazelle de Cuvier (Gazella cuvieri) fournit l'information sur la localisation, la date et le lieu de naissance, la date et le lieu du décès, les ancêtres et les transferts de tous les individus de la population captive de cette espèce. Il représente l'outil le plus important pour gérer la population en captivité, assistant les détenteurs à prendre des décisions sur la reproduction pour conserver la diversité génétique et éviter la consanguinité.

 

Son histoire a commencé à Almería (Espagne) où les premiers individus sont arrivés en 1975 (2 mâles et 2 femelles). Ils ont été recueillis par le Prof. Valverde dans l'ouest du Sahara où ils faisaient partie d'une population captive de la vallée de l'Oued Drâa. La population captive semble être auto-suffisant; il compte jusqu'à 280 individus distribués entre 11 institutions zoologiques en Europe, Canada et Etats-Unis. La plus grande population captive est à Almería (Estación Experimental de Zonas Áridas; EEZA-CSIC) où il y a 57 mâles et 94 femelles. La collaboration avec le programme régional (Amérique du Nord) est cruciale en vue d'assurer la viabilité de la population captive mondiale.

 

La première édition du registre généalogique international était produite en 1992; en 2008, la seconde édition a été publiée. Cette seconde édition contient les directives de gestion et d'élevage qui sont utiles pour les détenteurs pour gérer la population captive. L'utilisation des données du registre est cruciale pour améliorer la gestion de la population captive, non seulement du point de vue génétique mais aussi pour des raisons démographiques. Donc, les données des registres généalogiques ont été utilisées pour identifier, par exemple, les traits de la mère qui peuvent affecter la mortalité du nouveau-né ou même le sexe.

 

Le réservoir génétique de la population captive semble satisfaisant, malgré si peu de reproducteurs. La preuve de ce fait est qu'en 2008, pour la première fois en captivité, deux femelles différentes ont donnée naissance et ont élevé des triplés. Ils sont nés le 26 mars (2 mâles et 1 femelle) et le 21 avril (1 mâle et 2 femelles). Les triplés sont rares chez les ongulés; même les jumeaux ne sont pas fréquents dans la plupart des espèces. Cependant, les gazelles de Cuvier ont des jumeaux à un taux relativement élevé, au moins en captivité (39%). De donner naissance à des jumeaux et de les élever est plus coûteux pour les mères que de donner naissance et élever à un seul petit, et seul les femelles en très bonne condition physique (vigoureuses et saines physiquement et génétiquement) peuvent affronter le surcoût d'avoir et d'élever des jumeaux. Donc, 2 mères ayant des triplés sont supposées être en très bonne condition. Comme les gazelles de Cuvier ont seulement deux mamelles, les frères et sœurs parmi les triplés se battent pour téter en premier; ce comportement est le plus fréquemment observé tôt le matin.

 

Eulalia Moreno, Cuvier's Gazelle International Studbook Keeper

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    Cuvier's Gazelle International Studbook

    (1) - (3) © Estación Experimental de Zonas Áridas

     

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